L’Élaboration de l’EIES et la conception de la mine

Phases initiales de l’EIES

Les termes de référence pour l’EIES ont été approuvés par le Ministère responsable de l’Environnement en 2011, sur la base de consultations approfondies menées au niveau local et avec les autorités nationales basées à Conakry, et des parties prenantes clefs au niveau international comme l’UNESCO et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Des études poussées de caractérisation de l’état initial ont été menées entre 2011 et 2013.

Travail récent et en cours sur l’EIES et la conception de la mine

Entre 2014 et 2019, les études sur le Projet ont été en grande partie mises en attente. La SMFG a mis à profit cette période pour recueillir des données sur des sujets importants ciblés, principalement en lien avec la biodiversité, notamment la valeur universelle exceptionnelle du Site du patrimoine mondial. Les travaux d’ingénierie ont porté sur les améliorations innovantes concernant la conception pour réduire davantage les impacts sociaux et environnementaux. À la fin de l’année 2019, au moment du rachat par la société High Power Exploration, plusieurs ensembles de données étaient dépassés, et les conditions locales au niveau social et de l’aménagement du territoire avaient changé. Les nouveaux propriétaires souhaitaient mener les études de base jusqu’à leur terme. De la fin de l’année 2019 au mois de mars 2020, de nombreuses études sur le terrain ont été entreprises afin de mettre à jour et de compléter tous les ensembles de données concernés, dont l’analyse et le compte rendu ont été effectués plus tard au cours de l’année 2020 jusqu’en 2021. En parallèle, des études techniques liées à la conception de la mine et de toutes les activités qui y sont associées ont eu lieu pendant toute l’année 2020, et continuent en 2021.

Interface EIES-Conception de la mine

L’équipe de la SMFG en charge du génie minier et de la conception minière, et les spécialistes en EIES travaillent côte à côte dans les mêmes bureaux avec une seule et même philosophie destinée à garantir que toutes les décisions concernant la conception sont prises en tenant compte des impacts potentiels. Ensemble, ces équipes choisissent les meilleures façons d’éviter les impacts négatifs ou de les minimiser, et d’identifier et de maximiser les impacts positifs. Lorsqu’une conception finale sera retenue pour le Projet, les impacts seront synthétisés dans le rapport d’EIES et des plans de gestion seront élaborés pour gérer les impacts résiduels prévus.

Fermeture de la mine

Fermeture de la mine

Un plan progressif de fermeture sera élaboré pour que, lorsqu’une zone ne sera plus exploitée, elle soit immédiatement stabilisée et réhabilitée.

Un plan de fermeture définitive fera partie intégrante de la conception initiale du Projet afin de garantir que la fermeture de la mine soit prise en compte dès le départ, au moment où la construction débute. Lorsque le Projet aura été mené à bien, la réhabilitation de l’ensemble de la zone sera effectuée conformément au plan de fermeture définitive. La SMFG s’est engagée à respecter les Normes de performance de la Société financière internationale, et se réfère aux Principes Miniers de l’ICMM en ce qui concerne l’élaboration et l’exécution de la fermeture progressive et du plan de fermeture définitive.

Hiérarchie des mesures d’atténuation

La SMFG applique de façon rigoureuse la « hiérarchie des mesures d’atténuation » selon laquelle il faut d’abord éviter les impacts, puis minimiser ceux-ci, et enfin restaurer les zones en question une fois les perturbations terminées.

La SMFG garantit et continuera de garantir que ses activités n’ont pas d’impact négatif matériel et durable sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du Site du patrimoine mondial des monts Nimba, et qu’elles ne mettent pas l’intégrité de ce site en danger. Grâce au processus d’EIES, la SMFG met avant tout l’accent sur l’évitement et la minimisation des impacts, conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial et l’évaluation environnementale. La SMFG cherchera à minimiser les besoins en compensation biologique, et reconnaît qu’étant unique, la VUE n’est pas compensable.

Normes pour l’EIES

En premier lieu, la SMFG se conforme rigoureusement aux exigences juridiques de la Guinée.

En outre, la SMFG s’est engagée à respecter les Normes de performance de la Société financière internationale (IFC). En raison de la présence voisine du Site du patrimoine mondial et de la Réserve de biosphère des monts Nimba, l’entreprise obéit aux bonnes pratiques internationales, en l’occurrence la Prise de position du Conseil international des mines et métaux sur l’exploitation minière et les aires protégées de même que les Notes consultatives de l’UICN sur le patrimoine mondial et l’évaluation environnementale ainsi que les projets miniers et gaziers/pétroliers. Ces documents fournissent des conseils sur ce qui est adapté ou non, et sur des éléments spécifiques au processus d’évaluation d’impact environnemental à suivre lors de la réalisation d’un projet industriel à proximité d’un site du patrimoine mondial.

Engagements de la SMFG

Engagements de la SMFG

La SMFG cherche à réaliser un gain net en matière de valeurs de la biodiversité pour l’habitat essentiel identifié dans la zone d’influence du Projet, conformément à la norme de performance 6 de l’IFC. L’objet principal de ce gain net portera sur les aires centrales de la Réserve de biosphère des monts Nimba, et avant tout le Site du patrimoine mondial, où l’entreprise investira de façon importante dans la protection et la restauration.

La SMFG reconnaît que le Projet doit pouvoir se justifier par sa performance environnementale seule. Si les investissements réalisés par le Projet en faveur d’un développement local équitable et durable seront de grande envergure, les bénéfices apportés à la société ne peuvent en aucun cas justifier des pertes environnementales.

Qui mènera l’EIES ?

Le cabinet d’études Earth Active, une firme internationale de conseil en environnement, est propos comme consultant principal pour la réalisation de l’EIES guinéenne.

La liste des contributeurs aux études d’EIES comprend Golder Associés, Insuco Guinée SARL, NewFields Consulting, Hatch Associates Ltd, le Muséum d’histoire naturelle de Berlin, Bat Conservation International, le Musée royal de l’Afrique centrale, le Jardin botanique du Missouri, l’Université libre de Bruxelles, le Muséum national d’histoire naturelle à Paris, l’Institut de Recherches Agronomiques de Guinée (IRAG), l’Institut de Recherches Ecologiques de Bossou (IREB), le Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD), le Hungarian Natural Heritage Trust, Afrique Nature, l’Université du Kent, le Zoo de Copenhague, l’Université Nangui Abrogoua, la Station d’Écologie de Lamto, OKAPI Consulting, la Wild Chimpanzee Foundation ainsi que de nombreuses autres institutions et d’autres spécialistes associés à des universités et des instituts de recherche.