Le besoin de créer des emplois locaux

La SMFG prend très au sérieux son rôle dans le développement économique plus large de la région.

Pour répondre aux besoins et aux attentes de la population, la SMFG cherche à favoriser des opportunités économiques inclusives pouvant s’appuyer sur la présence d’une entreprise industrielle importante telle que le Projet d’exploitation du minerai de fer du Nimba.

Agriculture dans la Préfecture de Lola : potentiel et contraintes

Le potentiel le plus fort et le plus accessible pour l’emploi et le développement économique dans la Préfecture de Lola, et dans l’ensemble du pays, est de loin l’agriculture, une observation régulièrement rappelée par le Président guinéen et son gouvernement.

Cependant, l’agriculture dans la Préfecture de Lola est généralement sous-productive et centrée sur les technologies de subsistance. La plupart des agriculteurs ont un accès limité aux variétés améliorées, à un crédit abordable et à des intrants agricoles comme les engrais, les pesticides et les machines. Leur capacité à transformer, stocker, transporter et commercialiser des produits est généralement faible. Les faibles retours qu’ils perçoivent sur les investissements effectués, que ce soit au niveau de l’effort, des terres et de l’achat d’intrants, les décourage d’investir plus. Les agriculteurs sont pleinement conscients de ces obstacles et souhaitent une évolution.

Agroindustrie

Agroindustrie

La SMFG travaille avec des partenaires, afin d’élaborer et d’investir dans des opportunités agro-industrielles dans la Préfecture de Lola. Ils sont spécialisés dans le développement de grandes entreprises agroalimentaires inclusives, qui ont un impact transformateur du point de vue social et environnemental.

Sa philosophie, qui consiste à travailler avec la population et les terres, en harmonie avec l’environnement, mais à une échelle qui soit durable sur le plan commercial, est appréciée par la SMFG. Elle représente quelque chose de nouveau dans la Préfecture de Lola.

Une ferme centrale qui forme de petits exploitants et travaille avec eux

Une ferme centrale qui forme de petits exploitants et travaille avec eux

Le modèle d’agriculture durable fait appel à la création d’une « ferme centrale » commercialement viable, où les agriculteurs sont formés aux variétés améliorées, aux intrants et à des techniques allant de la gestion des terres à la récolte en passant par l’ensemencement.

Les agriculteurs formés utilisent ensuite ces compétences et ces intrants dans leurs propres exploitations. Cela a un effet multiplicateur : la ferme centrale va créer des emplois locaux pour des ouvriers agricoles à temps plein, des ouvriers agricoles saisonniers pour la récolte, des postes d’encadrement et du personnel assigné au traitement des produits. La ferme centrale suscite ensuite de l’emploi et des revenus pour un plus grand nombre de petits exploitants agricoles, qui deviennent des micro-entreprises à part entière.

Nous cherchons à concevoir et mettre en pratique plusieurs entreprises agroalimentaires couvrant la totalité de la chaîne de valeur et qui répondent à la fois au besoin de la création d’emplois et à celui de la production alimentaire locale. Les entreprises généreront des cultures à forte valeur ajoutée pour l’export et les biocarburants, et soutiendront les aménagements du territoire compatibles avec la Réserve de biosphère des monts Nimba.

Cette initiative s’appuiera sur l’Étude pour la planification du développement régional.