Climat & hydrologie

Climat & hydrologie

Climat

La Guinée possède un climat tropical de mousson avec des vents humides de sud-ouest pendant la saison des pluies (de mars à octobre) et des vents secs de nord-est pendant la saison sèche (de novembre à février). Au cours de la saison des pluies, la végétation pousse rapidement, ce qui crée une accumulation de broussailles. Au cours de la saison sèche caractérisée par des précipitations faibles, la couche arable superficielle retient peu d’eau, ce qui crée des conditions idéales pour les feux de brousse.

Hydrologie

Souvent comparés à un « château d’eau », les monts Nimba constituent le cours supérieur de plus de 40 cours d’eau permanents et saisonniers. La plupart de ces cours d’eau présents sur le territoire guinéen s’écoulent vers le fleuve Cavally qui continue son cours en Côte d’Ivoire, puis forme la frontière entre ce pays et le Libéria avant de se jeter dans le golfe de Guinée. Ces montagnes abritent de nombreuses sources de moyenne altitude qui coulent toute l’année, grâce aux eaux souterraines provenant des hauteurs du massif.

Végétation

La végétation dominante des monts Nimba comprend plusieurs types de forêt tropicale sur les plateaux, y compris des forêts naines et des savanes de haute altitude dans les zones les plus élevées.

Plus de 2 000 espèces de plantes vasculaires ont été identifiées, dont au moins 16 sont considérées comme étant endémiques de la région. En général, on trouve la plus grande diversité d’espèces à faible altitude, la diversité diminuant à mesure que l’on monte. À l’inverse, la présence d’espèces rares augmente avec l’altitude, que ce soit en forêt ou en savane.

Parmi les types de végétation présents dans les plaines environnantes on trouve des terres en jachère, des terres cultivées et des pâturages.

Celles-ci comprennent un habitat considérablement modifié comptant beaucoup moins d’espèces présentant une valeur biologique particulière. Cependant, ces terres comptent des forêts-galeries et des savanes édaphiques qui, bien que modifiées et dégradées, affichent encore une biodiversité digne de conservation et des milieux aquatiques possédant des espèces d’une importance élevée pour la conservation.

Faune

Au total, 830 espèces de vertébrés ont été recensées dans et autour de la partie guinéenne des monts Nimba. Parmi celles-ci, on compte 76 espèces de grands et moyens mammifères, 97 espèces de petits mammifères, 56 espèces de chauves-souris, 441 espèces d’oiseaux, 90 espèces de reptiles et 70 espèces d’amphibiens.

La faune particulièrement menacée dans la savane de haute altitude comprend plusieurs espèces d’amphibiens, de chauves-souris, d’araignées en danger critique d’extinction (CR) ou en danger d’extinction (EN), tels que le crapaud vivipare des monts Nimba ((Nimbaphrynoïdes occidentalis, CR) et la chauve-souris à feuilles rondes de Lamotte ((Hipposideros lamottei, CR).

Les monts Nimba comptent une Zone d’oiseaux endémiques et la partie guinéenne du massif est reconnue comme étant l’une des 18 Zones importantes pour la conservation des oiseaux du pays.

La Réserve naturelle intégrale des Monts Nimba en Guinée et en Côte d’Ivoire fait partie du site de l’Alliance for Zero Extinction (AZE). Les sites de l’AZE sont également considérés comme des Zones clés de biodiversité (KBA). D’après le Groupe de spécialistes des primates de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN, les monts Nimba constituent l’un des sites prioritaires pour la préservation des chimpanzés en Afrique de l’Ouest.

Histoire et statut de conservation

Histoire et statut de conservation

Des vestiges archéologiques indiquent que les monts Nimba sont habités depuis des milliers d’années. Leur histoire écrite a commencé il y a un peu plus d’un siècle.

Réconcilier la conservation et l’activité humaine

Réconcilier la conservation et l’activité humaine

Depuis la fin des années 1980, le gouvernement guinéen et ses partenaires internationaux cherchent à trouver un équilibre entre, d’une part, les aspirations et les besoins légitimes de la population locale et de la nation en matière de développement, et d’autre part, l’impératif de protection des espèces et des écosystèmes propres aux monts Nimba.