Processus d’exploitation minière

D’un point de vue technique, le processus d’exploitation minière n’est pas compliqué : le minerai serait simplement extrait de la surface des carrières.

Comme il est actuellement prévu, après un concassage primaire, le minerai serait chargé sur un tapis roulant essentiellement suspendu afin d’être transporté vers une station dans les plaines environnantes, la descente-même du minerai générant de l’électricité. Le minerai passerait à travers de nouveaux filtres et concasseurs, avant d’être stocké. De là, il serait chargé dans des trains et convoyé jusqu’au port. Le projet a pour objectif d’extraire environ 450 millions de tonnes de minerai sur une période allant de 15 à 25 ans, en fonction du rythme de production. Le minerai ne nécessite pas d’autre traitement que le concassage à sec et le criblage. Son traitement ne requiert ni traitement par voie humide ni traitement chimique. Il n’y aurait pas de digue à stériles et très peu de roches stériles.

Transport du minerai

Transport du minerai

Le minerai serait exporté via le réseau ferroviaire actuel du Libéria qui est opérationnel jusqu’à 25 kilomètres de la frontière guinéenne.

Cette voie ferrée continuait autrefois jusqu’à deux kilomètres de la frontière avec la Guinée, mais elle a été abandonnée dans les années 1990. Cette ancienne partie du réseau ferroviaire devrait être restaurée et rallongée de deux kilomètres pour rejoindre une nouvelle voie ferrée reliée à la station de chargement ferroviaire.

Infrastructure de la mine

Une seule route d’accès allant des plaines environnantes aux carrières de la mine permettrait l’accès aux personnes et au matériel à travers la montagne. Le tracé de cette route est calculé pour réduire les perturbations au minimum. Le site occupé actuellement pour les hébergements lors de la phase d’exploration serait utilisé pour loger le personnel n’habitant pas dans la région. Parmi les infrastructures supplémentaires proposées, on peut citer des installations de maintenance de la mine, des entrepôts, des bureaux, des laboratoires, des systèmes de distribution et de traitement des eaux, ainsi que des infrastructures de gestion des eaux dans la montagne. Les installations dédiées au concassage, au criblage et au stockage du minerai, le stock de roches stériles et les installations de gestion des déchets solides, ainsi que les camps temporaires pour la phase de construction se situeraient dans les plaines.

La conception et l’exploitation du Projet doivent prendre en compte trois grands défis naturels

La conception et l’exploitation du Projet doivent prendre en compte trois grands défis naturels

Topographie

Les monts Nimba surgissent soudainement à 1 200 mètres au-dessus des plaines environnantes et présentent des pentes extrêmes.

Climat

Au cours de l’année, la météo alterne entre fortes pluies et tempêtes d’une part, et fortes chaleurs et sécheresse de l’autre

Diversité biologique

Les monts Nimba comptent une extraordinaire diversité d’espèces et d’écosystèmes.

Les monts Nimba se caractérisent par des pluies intenses et du brouillard au cours de la saison des pluies, une saison sèche très chaude et poussiéreuse et de fortes tempêtes lors de la transition entre saison sèche et saison des pluies.

Ces conditions, ainsi que la topographie extrême et l’ancienneté de ces montagnes, ont conduit à l’évolution d’une faune, d’une flore et d’écosystèmes d’une extraordinaire diversité. Elles présentent des défis majeurs pour la SMFG qui conçoit et planifie ce Projet en fonction de ce cadre unique. La SMFG a adopté une approche, inhabituelle pour un projet minier : la conception commence tout d’abord par la prise en considération des contraintes, puis élabore le projet en fonction de celles-ci.

Empreinte de la mine

Si la SMFG s’est vue accorder les droits pour la Concession minière dans son ensemble (6,25 km2) ainsi qu’un couloir d’accès pour atteindre la Concession (une zone de 8,92 km2 appelée Périmètre minier), le Projet réduit au minimum les besoins en terrains et prévoit d’installer les infrastructures en plaine plutôt qu’en montagne dans la mesure du possible.

L’empreinte directe du projet prévu ne couvrira que 20 à 25 % environ des 15,17 km2 réservés pour le Projet minier, qui ne représente lui-même qu’une petite superficie de la chaîne de montagnes dans son ensemble.

Informations supplémentaires sur le Projet d’exploitation du minerai de fer du Nimba

Informations supplémentaires sur le Projet d’exploitation du minerai de fer du Nimba

La SMFG a une présence importante dans les monts Nimba depuis 2005. Choisissez l’un des thèmes suivants pour des informations supplémentaires sur le Projet d’exploitation du minerai de fer du Nimba.