Approche, objectifs et normes

En raison de leur extraordinaire biodiversité et du fait qu’elles sont représentatives de processus écologiques et biologiques en cours dans l’évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d’animaux, les Réserves naturelles intégrales (RNI) guinéenne et ivoirienne des monts Nimba ont été inscrites sur la Liste du patrimoine mondial. La partie guinéenne de la RNI constitue également une aire centrale de la Réserve de biosphère des monts Nimba. La concession minière est contigüe à la RNI guinéenne des monts Nimba.

Exigences environnementales pour la SMFG – Législation nationale et Société financière internationale

La SMFG respecte strictement les exigences juridiques guinéennes concernant les réserves naturelles intégrales, ainsi que toute législation environnementale guinéenne relative à la pollution, la protection de la faune et de la flore, l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux, et des thèmes associés. Cependant, la SMFG va au-delà de la seule conformité à la législation nationale et suit les normes internationales les plus élevées en la matière, en premier lieu les Normes de performances de 2012 relatives à la Société financière internationale (IFC). En particulier, la norme de performance 6 de l’IFC sur la « Conservation de la biodiversité et la gestion durable des ressources naturelles vivantes » s’applique de façon pertinente. Cette norme et sa Note d’orientation de 2019 fournissent des recommandations spécifiques, souvent quantitatives, pour sa mise en application.

Conseils de l’UICN et de l’ICMM

Du fait du statut de Site du patrimoine mondial accordé à la RNI, la SMFG s’évalue par rapport à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial et l’évaluation environnementale et la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial et les projets miniers et gaziers/pétroliers. Ces dernières fournissent des instructions sur la procédure que doit suivre l’évaluation d’impact environnemental dans la réalisation d’un projet d’extraction à proximité d’un Site du patrimoine mondial.

De plus, la SMFG s’engage à respecter la Prise de position du Conseil international des mines et métaux sur les aires protégées qui déclare que les futures activités réalisées à proximité des propriétés du Patrimoine mondial ne seront pas incompatibles avec la valeur universelle exceptionnelle pour laquelle ces propriétés ont été inscrites sur la Liste du patrimoine mondial, et qu’elles ne mettront pas en danger l’intégrité de ces dernières.

Mesures de la SMFG pour éviter et minimiser les impacts

La SMFG prévoit d’avoir un impact direct sur une superficie de moins de 3,5 km2 au sein de l’enclave minière de 15,2 km2, soit moins de 23 % de cette dernière. En additionnant les territoires de l’enclave minière et du Site du patrimoine mondial, le Projet affectera de façon directe moins de 2 % de la partie guinéenne et ivoirienne des monts Nimba, sans parler de la partie libérienne de cette chaîne de montagnes. Au sein de l’enclave minière elle-même, la SMFG a identifié des solutions propres à chaque localité afin d’éviter ou de réduire l’impact du Projet sur la biodiversité de l’enclave minière et du Site du patrimoine mondial. La SMFG a appliqué de façon rigoureuse et innovante la hiérarchie des mesures d’atténuation dans tous les aspects de la conception du Projet et elle prendra des mesures supplémentaires pour renforcer la conservation de la biodiversité.

Restauration et fermeture de la mine

Un plan détaillé de la restauration progressive et de la fermeture finale sera élaboré au fil de la conception du Projet. Ce plan comprendra l’amélioration de caractéristiques écologiques des monts Nimba qui sont essentielles à leurs espèces et écosystèmes clés.

Développement durable : la clé de la conservation

  • Menaces

    Le Projet de la SMFG est proposé dans une région extrêmement pauvre où la majorité de la population pratique des activités économiques de subsistance telles que l’agriculture itinérante sur brûlis, la chasse, le pâturage et la coupe d’arbres pour se chauffer ou pour la construction. Les feux de brousse provoqués par les villageois échappent fréquemment à tout contrôle et brûlent sur le Site du patrimoine mondial. Dans ce contexte, que ce soit avec ou sans la présence d’une exploitation minière dans une enclave à l’extrémité nord de la chaîne, les pressions liées à la subsistance représentent des menaces chroniques et universelles sur la biodiversité unique des monts Nimba.

  • L’EIES

    L’EIES du Projet examine de façon générale et approfondie les impacts tant directs qu’indirects du Projet, ainsi que le contexte plus large des monts Nimba. Cette EIES définit les contextes socio-économique et culturel de la région, ainsi que la dépendance de la population locale envers les ressources naturelles et sa gestion de ces dernières. Elle évalue l’impact potentiel d’un afflux potentiel de population en dehors de la zone spécifique du Projet, à l’échelle du paysage.

  • Gestion du flux migratoire

    La SMFG élabore par conséquent des mesures destinées à décourager les mouvements de populations voulant se rapprocher du périmètre du Projet en quête d’opportunités. Ainsi, elle dispersera ses employés grâce à des navettes et à un habitat dispersé, installera le bureau des relations extérieures, et les responsables des achats et d’embauche dans les locaux de la société dans la ville de Lola, et encouragera des opportunités économiques alternatives dans toute la Préfecture de Lola.

Moyens de subsistance durables

Moyens de subsistance durables

Une autre activité essentielle est le soutien apporté par la SMFG aux activités de subsistance durables dans la zone tampon entourant le Site du patrimoine mondial pour que cette zone puisse réellement produire l’effet de tampon protecteur recherché.